Conseils pratiques : où manger, où dormir, que faire à Cinque Terre ?

Après vous avoir décrit nos 2 jours passés dans cette région dans le précédent article, je vous donne maintenant tous les bons conseils pour y organiser votre séjour et faire en sorte de jouir au maximum de cet endroit magnifique.

  1. Comment découvrir Cinque Terre ?
    1. En train
    2. A pieds
      1. Les sentiers
      2. Monterosso al Mare – Vernazza – Corniglia
      3. Corniglia – Manarola – Riomaggiore
      4. Autres sentiers de randonnée
    3. A vélo
    4. En bateau
  2. Combien de temps passer à Cinque Terre ?
  3. Où dormir ?
  4. Où manger et boire un verre ?
    1. A Levanto
      1. Apéro
      2. Dîner
      3. Une petite douceur ?
    2. A Cinque Terre

Comment découvrir Cinque Terre ?

Je l’ai évoqué dans l’article précédent, les villages des Cinque Terre sont isolés et difficile d’accès. Si vous êtes en voiture, vous ne pourrez pas y accéder par ce moyen (les places de stationnement sont très rares et extrêmement chères). Mais heureusement, il existe d’autres façons d’y accéder.

En train

Les villages sont reliés entre eux par une ligne de train. Les départs sont très fréquents, les trajets très rapides (5 minutes entre chaque station), et les billets à prix intéressants (5€ le trajet). On peut acheter directement les billets de train sur des bornes à la gare. Vous pouvez trouver les horaires mis à jour sur cette page.

Pour ceux qui ne sont pas adeptes de randonnée, le train est le moyen le plus facile de visiter chacun des villages.

Si vous avez l’intention de visiter plusieurs villages dans la même journée (et donc de prendre plusieurs fois le train), il peut être intéressant de se procurer la Cinque Terre Treno Card. Cette carte permet de circuler à volonté en train entre tous les villages (et plus largement depuis Levanto ou La Spezia), d’avoir accès aux sentiers de randonnée payants ainsi qu’aux navettes électriques au sein de chaque village. La Treno Card existe en 1, 2 ou 3 jours. A vous de voir si c’est intéressant financièrement, sachant qu’ils ont un peu augmenté les prix en 2023. Pour avoir toutes les infos concernant la Treno Card et pour pouvoir l’acheter en ligne, rendez-vous sur le site du Parco Nazionale 5 Terre.

De notre côté, on avait pris la Teno Card le 1er jour : avec un aller-retour en train et des sentiers payants, ça revenait à un peu moins cher avec la carte. Le 2ème jour, nous avions également un aller-retour mais que des sentiers gratuits, nous avions donc acheté des billets de train simples.

Enormément de touristes se contentent du train pour visiter Cinque Terre et aller d’un village à un autre. Cela a, selon moi, plusieurs inconvénients :

  • Selon l’heure de la journée, il peut y avoir beaucoup de monde. Et forcément quand ça grouille, les petits villages peuvent perdre un peu de leur charme…
  • Bien sûr que c’est agréable de se promener dans les ruelles et d’admirer les maisons colorées de près, mais ça ne vaut absolument pas les panoramas depuis les sentiers de randonnée.

En résumé, le train est un excellent moyen d’accéder aux Cinque Terre depuis votre lieu de séjour (Levanto pour nous, j’y reviens plus bas dans cet article), mais ensuite je vous conseille d’utiliser vos jolies guiboles !

A pieds

La randonnée est clairement LE moyen de profiter de la beauté de Cinque Terre. Je me répète peut-être, mais j’ai pris tellement de plaisir à marcher et à admirer les paysages en même temps. Les villages ne sont jamais plus beaux que quand on les découvre de loin d’abord, et qu’ils s’offrent petit à petit à nos yeux émerveillés. L’effort physique à fournir est important, et ça donne l’impression que l’on mérite vraiment ces panoramas exceptionnels. De plus, en raison de la difficulté, il y a peu de monde sur les sentiers (surtout tôt le matin), ce qui permet d’apprécier le charme du lieu. J’ai été très émue par ces endroits, et je continue de ressentir une émotion toute particulière en y repensant aujourd’hui.

Les sentiers

Le sentier principal est le sentiero verde azzuro (SVA), balisé rouge et blanc. Il est payant sur presque chaque portion (pendant la saison touristique). Vous pourrez vous procurer la Cinque Terre Trekking Card à l’entrée des sentier ou directement en ligne (elle est disponible en 1 jour à 7,50€ ou 2 jours 14,50€). Attention cependant, plusieurs portions du SVA sont actuellement fermées pour cause de glissements de terrain. Renseignez-vous auparavant sur ce site, qui vous indique l’état de chaque sentier (ouvert-fermé), sa longueur, sa durée, sa difficulté, et la présence de péage ou non. Quand le SVA est fermé, il existe quasiment toujours un itinéraire de remplacement.

Cela me semble une évidence, mais il faut quand même rappeler quelques règles essentielle en randonnée :

  • Equipez-vous de bonnes chaussures. Comme je l’ai dit, entre les chemins pierreux, les escaliers, le dénivelé important, etc. c’est sportif ! Impensable donc d’y aller en petites sandales (certains ont dû s’y risquer, puisque de nombreux panneaux rappellent que les tongs sont interdites et qu’on s’expose à une amende de 2500€ si on en porte…)
  • Protégez-vous du soleil : casquette, crème solaire, etc. Commencez tôt le matin et évitez les heures les plus chaudes de la journée.
  • Prévoyez suffisamment d’eau. Il fait chaud, ça grimpe dur, il faut donc s’hydrater régulièrement. Heureusement, vous trouverez facilement des fontaines d’eau potable dans les villages pour remplir vos gourdes.
  • Même s’il est difficile de se perdre (surtout sur les sentiers principaux qui sont bien balisés), ne partez pas sans carte, qu’elle soit papier ou en version numérique. Vous trouverez les bonnes vieilles cartes papier dans les offices de tourisme ou les bureaux du parc. En version numérique, le site officiel vous propose un lien Google Maps. Personnellement je préfère l’appli VisoRando. Elle est accessible sans connexion internet (utilisation du GPS) et elle permet de visualiser les chemins piétonniers et sentiers de randonnée tout en vous géolocalisant. Vous pouvez utiliser des randonnées de l’appli et/ou enregistrer votre propre trace. Tout cela gratuitement (il existe une version payante, mais à mon sens inutile pour une utilisation ponctuelle). Je vous mets les liens de mes enregistrements un peu plus bas.

Monterosso al Mare – Vernazza – Corniglia

A la sortie de la gare, traversez le village de Monterosso, longez la plage et prenez le sentier SVA, que vous suivrez jusqu’à l’arrivée.

Vous atteindrez Vernazza en 2h environ. Descendez jusqu’au port. Si le cœur vous en dit, vous pouvez visiter le bastion défensif qui vous offre une vue panoramique.

Puis vous pouvez reprendre le sentier SVA qui mène à Corniglia en 1h30. Après la visite du village, descendez les 400 marches qui vous permettent de rejoindre la gare.

Pour avoir notre itinéraire sur VisoRando : randonnée n°24575379 (à retrouver sur le site, l’appli, ou à télécharger en PDF ci-dessous)

Corniglia – Manarola – Riomaggiore

Quittez la gare de Corniglia en prenant les escaliers qui mènent au village. Le sentier SVA étant actuellement fermé, il faut prendre le 587/586 direction Volastra.

Continuez jusqu’au petit village de Volastra que vous atteindre en 1h30 environ. Vous pouvez y visiter une minuscule église.

Prenez le chemin 506/502 direction Manarola. Vous arriverez en haut de Manarola environ 2h30 après le départ. Descendez dans le village jusqu’au port, puis prenez le chemin sur la droite : c’est d’ici que vous aurez la plus belle vue sur Manarola (vous ne pouvez pas vous tromper, c’est là que vous trouverez les touristes !).

La célèbre Via dell’Amore, qui relie Manarola à Riomaggiore, est elle aussi fermée pour cause d’éboulement de terrain. Il faut donc prendre le chemin par la Via Beccara, ce qui est finalement une bien meilleure option. En effet, la via dell’amore est extrêmement facile (pas de dénivelé, sentier très aménagé) et donc très touristique et bien moins authentique.

Prenez une ruelle très étroite par endroit (via Aldo Rollandi) pour monter sur les hauteurs de Manarola (chemin différent de celui par lequel vous êtes arrivé). Continuez sur la via Beccara sur votre droite. Le trajet jusqu’à Riomaggiore n’est pas très long (1h), mais très intense ! Le chemin comporte beaucoup de marches (montée à pic, descente à pic).

Descendez dans le village jusqu’au petit port. Vous pouvez aussi monter sur les hauteurs du village. Regagnez enfin la gare de Riomaggiore pour retourner sur votre lieu de résidence.

Pour avoir mon itinéraire sur VisoRando : randonnée n°24619743 (à retrouver sur le site, dans l’appli, ou à télécharger en PDF ci-dessous)

Autres sentiers de randonnée

Il existe bien évidemment de nombreux autres sentiers de randonnée dans l’arrière pays. Nous n’avons testé que ceux décrits précédemment, mais n’hésitez pas à partir à l’aventure et à profiter de ce magnifique environnement.

A vélo

L’office de tourisme nous a dit qu’il existait des pistes cyclables (par exemple de Levanto à Bonassola puis Framura). Il est possible de louer des vélos. N’hésitez pas à vous renseigner si cette activité vous intéresse.

En bateau

Il semblerait que ce soit, après les sentiers de randonnée, le moyen d’avoir le meilleur panorama sur les différents villages. En effet, depuis la mer on peut avoir tout le recul nécessaire pour apprécier la beauté du paysage.

C’est un peu cher, mais apparemment ça vaut la peine ! Malheureusement nous n’avons pas eu le temps de tester. Ça nous fait une excellente raison d’y retourner 😉

Pour plus d’infos sur les trajets, les tarifs, les horaires, c’est ici.

Combien de temps passer à Cinque Terre ?

Nous y avons passé 2 jours complets et 3 nuits, ce qui me semble être un minimum si on veut faire quelques randonnées (et se reposer). Si on se contente de visiter les villages uniquement en train, une journée peut suffire.

Nous serions bien restés une journée de plus, ce qui nous aurait permis de faire une journée bateau et d’aller jusqu’à Porto Venere. Ce village ne fait pas partie des Cinque Terre mais il est également inscrit au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’Unesco. Porto Venere n’est accessible que par bateau ou par bus depuis La Spezia.

Où dormir ?

Il n’est pas spécialement conseillé de loger dans un des villages de Cinque Terre, pour plusieurs raisons :

  • Les villages étant petits, les hébergements sont rares (et chers !). A moins de s’y prendre longtemps à l’avance, il est difficile de trouver une chambre disponible et à prix raisonnable
  • Comme je l’ai expliqué plus tôt, les villages ne sont accessibles que par le train (ou les sentiers de randonnée). Entre les escaliers depuis la gare, les ruelles étroites et escarpées, ce n’est même pas envisageable d’y emmener une valise (un sac à dos tout au plus).
  • Bien que les villages soient au bord de la mer, il est difficile de s’y baigner : Corniglia n’a pas d’accès à la mer, à Vernazza, Manarola et Riomaggiore, on peut éventuellement se baigner dans le port (mais ce n’est pas hyper agréable, et il n’y a pas d’endroit pour poser sa serviette). Monterosso est le seul à disposer d’une vraie plage. Et croyez-moi, après une bonne randonnée la baignade sera grandement appréciée (et même sans randonnée, quand il fait chaud la baignade est nécessaire).

Voilà pourquoi je vous conseille de choisir l’une des deux villes reliées à Cinque Terre par le train en quelques minutes : Levanto ou La Spezia.

Nous avons jeté notre dévolu sur Levanto, charmante petite station balnéaire. Nous avons apprécié nous y promener le soir et en fin de journée.

Affitacamere La Rosa dei Venti (via della Compera)

Chambre idéalement située à Levanto : proche du centre, à 12 minutes à pieds de la gare et à 2 pas de la plage (on en a même profité pour faire un plongeon au réveil le dernier jour)

Déco kitsch, ambiance coquillage, mais c’est rigolo. Et puis surtout c’est propre, calme, climatisé et largement suffisant pour 3 nuits !

Pas de petit-déjeuner, parking juste en face (payant, sur réservation préalable)

325€ pour 3 nuits parking compris

Où manger et boire un verre ?

A Levanto

Apéro

Dans le nord de l’Italie, on pratique l’aperitivo : si vous commandez une boisson alcoolisée dans un bar à l’heure de l’apéro, on vous servira de nombreux antipasti (mini pizza, mini foccacia, olives, charcuterie, etc.). C’est parfait pour accompagner un délicieux spritz local !

Justement, parlons sérieusement, parlons spritz ! Ce cocktail orangé, très à la mode en France depuis une dizaine d’année, est originaire de Vénétie. Il est à base de prosecco (vin blanc effervescent), d’eau de Seltz (eau gazeuse à gaz carbonique sous forte pression) et d’une liqueur, différente selon les versions :

  • Aperol, liqueur amère et peu alcoolisé, qui donne au cocktail sa jolie couleur orangée
  • Campari, plus amer et moins sucré que l’Aperol, et dont la couleur est plus rouge vif
  • Hugo, avec de la liqueur de fleur de sureau et des feuilles de menthe. Ce cocktail est moins amer que la version classique. Il est transparent ; c’est un peu le mojito local !

Les spritz ici sont vraiment bon marché : entre 4,50€ et 8€ sur toute la durée de notre séjour. Si vous rajoutez à ça l’aperitivo, c’est le bon plan ! A consommer avec modération évidemment.

Contro Vento (corso Italia 17) : à deux pas de la plage, bar-restaurant branché avec une carte de cocktails spéciaux et originaux

La Vineria (piazza Staglieno 28) : agréable terrasse sur la place principale, généreux aperitivo

Da Brigida (piazza Staglieno 41) : jolie petite terrasse également

Bar Enoteca Cristal (via Don E Toso 1) : tout petit bar à vins, peu de tables. Nous n’avons pas testé à l’apéro mais seulement au petit-déjeuner.

Dîner

Levanto est une petite station balnéaire avec beaucoup de monde en période estivale. Les restaurants sont pris d’assaut, et il est difficile d’avoir une table. A deux, il suffit parfois d’attendre un peu, mais si vous êtes plus nombreux, je vous conseille fortement de réserver.

Pizzeria La Picea (via della Concia 18) : les pizzas sont délicieuses ici, et ça se sait ! Il y a donc pas mal d’attente pour pouvoir déguster le travail du champion du monde de pizza 2019. Intérieur moderne, mais nous avons mangé sur une petite table en terrasse sur la rue (ce qui était agréable).

Restaurant La Loggia (piazza del Popolo 7/a) : restaurant un peu plus chic, forcément un peu plus cher aussi. La carte est variée (viandes, poissons, pâtes, et autres spécialités). Nous avons testé les pâtes au homard : c’était bon mais pas fou non plus, on était presque un peu déçus.

Pizzeria Duca (via Matteo Vinzoni 15) : bonnes pizzas, personnel très agréable.

Une petite douceur ?

Se faire plaisir en mangeant une glace sur la plage au coucher du soleil, c’est ça les vacances !

Basilico e Limone (via Guiseppe Mazzini 9) : délicieuses glaces. Conseil de mon chéri : la glace au chocolat noir, onctueuse et fondante comme une mousse.

A Cinque Terre

Je n’ai pas beaucoup d’adresses à donner à Cinque Terre. Nous ne sommes que passés dans les villages, et avec la chaleur nous n’avions pas spécialement faim. Voici les quelques endroits que nous avons testé :

Gelateria Alberto (via Fieschi 74, Corniglia) : on avait chaud, on a donc opté pour les granite maison (citron ou orange), délicieux et parfaitement rafraîchissants !

Cappun Magru (via B Riccobaldi 1, Manarola) : minuscule café-resto, idéal pour un encas le midi, ou pour une pause sucrée le matin comme nous (très bonnes tartes maison). Personnel très souriant.

Old School cocktails & food (via Pecunia 110, Riomaggiore) : ce bar-restaurant n’a rien d’exceptionnel, mais il est un peu sur les hauteurs de Riomaggiore, à l’écart de la foule. Il sert notamment des classiques comme les tomates-mozza ou de la charcuterie italienne, idéal pour un déjeuner léger quand il fait chaud.

Cinque Terre

  1. Levanto
  2. Monterosso al Mare – Vernazza – Corniglia
  3. Corniglia – Manarola – Riomaggiore
  4. Bilan de ces 2 jours à Cinque Terre

Les vacances ont déjà commencé depuis quelques jours lorsque nous arrivons à Cinque Terre. En effet, nous avons déjà fait étape à Vichy, Avignon et Montpellier (pour des retrouvailles avec mes Turku girls préférées ❤ avec un joli conte de fée en bonus) puis Menton. C’est donc en fin d’après-midi que nous arrivons à Levanto, petite ville aux portes de Cinque Terre dans laquelle nous allons loger pendant 3 nuits. Je vous donne tous les détails concernant l’hébergement et les bonnes adresses ici.

Les Cinque Terre sont 5 petits villages d’origine médiévale situés dans le Golfe de Gênes : Monterosso al Mare, Vernazza, Corniglia, Manarola et Riomaggiore. Coincés entre la montagne verdoyante d’un côté et la mer d’un bleu profond de l’autre, ils sont célèbres pour leurs maisons colorées. Ils ont pendant longtemps été coupés du monde, puisqu’accessibles uniquement à pieds (et difficilement par la mer). Puis l’arrivée du chemin de fer les a sorti de leur isolement. Cinque Terre est maintenant un parc national, et les villages ainsi que la zone qui les entoure sont inscrits au Patrimoine mondial de l’Humanité par l’Unesco. Les conseils pratiques pour visiter la région sont ici.

Levanto

Après avoir pris possession de notre chambre d’hôtes, nous partons à la découverte de cette petite station balnéaire qui semble très prisée des Italiens. Le centre-ville, piéton, est tout petit et se pratique très facilement à pieds en moins d’une heure. L’office de tourisme propose un itinéraire à la découverte du centre historique.

Après cette petite marche, un bon bain serait bien appréciable. On se dirige vers la plage qui, comme bon nombre de plages en Méditerranée et sur les côtes italiennes, est en majeure partie privée. C’est-à-dire qu’il faut payer à la journée pour avoir le droit de s’installer sur la plage et d’utiliser un transat et/ou un parasol. En tant que Bretonne habituée à profiter de nos belles plages en toute liberté, cette idée ne me tente pas. Nous réussissons donc à trouver un petit bout de plage publique (au choix : sortie d’évacuation des eaux ou près du petit port – que demande le peuple ?), mais, malgré l’heure tardive, le soleil cogne dur et c’est difficile de rester dessous sans un peu d’ombre. Nous investissons donc dans un parasol, qui se révèlera extrêmement utile pour toute la durée des vacances. Puis nous nous installons enfin et allons illico nous rafraîchir dans la mer. Ça fait du bien !

Après une petite sieste, c’est l’heure de l’apéro ! Le bon plan ici, c’est que les cocktails ne sont pas chers (et particulièrement le Spritz) et qu’on sert toujours un plateau d’antipasti avec l’aperitivo. Je vous donne les bonnes adresses ici. Pour être sûrs qu’on est en Italie, on déguste une bonne pizza, et on va se coucher, heureux d’être ici. Je le sens, ces vacances vont être belles ❤

Monterosso al Mare – Vernazza – Corniglia

Réveil trop matinal pour un premier jour de vacances, mais il faut profiter de la « fraîcheur » du matin pour la randonnée qui nous attend. Nous rejoignons la gare de Levanto et prenons le train de 8h. 5 minutes plus tard, nous descendons à Monterosso al Mare, premier village des Cinque Terre.

Nous traversons le village, encore endormi à cette heure, et suivons le chemin SVA (sentiero verde azzuro) le long des rochers. Nous quittons alors le village, et le ton est donné tout de suite : ça grimpe dur ! En quelques minutes, je suis déjà en sueur… Mais les efforts fournis valent le coup. Nous marchons seuls, parmi les vignes, avec un paysage incroyable devant les yeux. Je savoure chaque seconde (oui oui, même quand la pente est costaude).

Au bout d’une heure, nous commençons à apercevoir au loin le village de Vernazza. L’émerveillement est au rendez-vous. La végétation, la montagne qui plonge dans la mer, les multiples couleurs des maisons, la douce lumière matinale…

Nous arrivons finalement à Vernazza et descendons dans ce charmant village. Le port est minuscule et tout mignon, encadré par les maisons colorées. Légèrement en hauteur se hisse un ancien bastion défensif qui offre une vue panoramique.

Une petite collation et hop! nous voilà repartis sur le sentier de randonnée. Nous remontons Vernazza et avons une vue magnifique sur le village et la mer derrière.

Il n’est même pas 11h et la chaleur se fait déjà sentir. La moindre montée, et c’est le bon coup de chaud ! Mais on est toujours très motivés, surtout qu’on aperçoit déjà le prochain village.

Il s’agit de Corniglia qui, perché sur sa falaise, est le seul des 5 cinq villages à ne pas avoir de contact avec la mer. Ses vignes en terrasse, ses ruelles étroites, sa petite église, en font un endroit très authentique.

Pour nous récompenser de cette matinée sportivement éprouvante, et pour nous rafraîchir un peu, nous prenons un délicieux granite maison chez Alberto. Ça fait du bien !

Après avoir visité le village (c’est rapide, il n’y a qu’une ruelle principale !), nous décidons de rentrer à Levanto. Nous rejoignons la gare, qui se trouve au niveau de la mer : il faut donc descendre 400 marches pour la rejoindre. Encore un peu de dénivelé pour aujourd’hui ! Car oui, nous avons parcouru 8,7km en 3h50 (pauses comprises) avec 800m de dénivelé. Le panorama est exceptionnel du début à la fin. Marcher en regardant la beauté du paysage, c’est un sacré cadeau que cet endroit nous fait.

Nous passons l’après-midi à nous reposer à Levanto, entre sieste, baignade et lecture sur la plage. Sans oublier l’immanquable Spritz de l’apéro !

Corniglia – Manarola – Riomaggiore

Ce second matin, nous avons à nouveau mis le réveil. Après quelques minutes de train, nous reprenons notre parcours là où nous l’avions arrêté hier, à Corniglia. Et puisque nous avions descendu les 400 marches… il faut maintenant les remonter ! De quoi se mettre en jambes pour commencer la journée ! En raison d’éboulements de terrain, le sentier SVA qui suit la côte est fermé. Nous prenons donc un autre sentier, qui monte un peu plus haut dans la montagne.

Le paysage est toujours aussi beau qu’hier. Le soleil matinal éclaire Corniglia et la met en valeur. Elle devient de plus en plus petite au fur et à mesure que nous montons dans les chemins escarpés. Nous traversons des vignes en terrasse.

Nous passons par le petit village de Volastra, avec sa minuscule église. Ce sont maintenant des oliviers qui bordent le chemin. Puis nous retrouvons la mer dans notre champ vision, avec Manarola en contrebas.

Ce village de pêcheurs est un peu plus grand que les précédents. Sur ses hauteurs se trouvent son église et son campanile. C’est d’ailleurs par ici que nous nous arrêtons pour prendre un petit-déjeuner. Nous descendons ensuite dans le village pour découvrir le petit port et les maisons sur la falaise. C’est probablement ici, en prenant le chemin qui longe la côte pour se retrouver en face du port, que vous prendrez les plus belles photos (les nombreux touristes à cet endroit vous indiqueront le chemin). Je pense que je pourrais rester des heures ici, à admirer cette vue.

Nous reprenons la route. Le célèbre sentier via dell’Amore qui relie Manarola à Riomaggiore est également fermé. Ce qui n’est peut-être pas une mauvaise chose, car il était trop touristique, trop aménagé, trop facile, et donc trop fréquenté. Nous allons être bien plus tranquilles sur cet itinéraire alternatif. Nous montons sur les hauteurs de Manarola, dans les ruelles minuscules. Les marches d’escaliers s’enchaînent. Ça grimpe dur, et le soleil tape de plus en plus fort. Je n’ai pas la photo, mais je pense que mon visage était bien rouge ! Puis, au bout de 45 minutes de grimpette continue, nous arrivons enfin en haut du sentier. Nous voyons Riomaggiore en contrebas. Et il faut redescendre ce chemin tout aussi pentu pour y accéder.

Une fois dans le haut du village, il faut encore descendre par des ruelles escarpées (qui sont même parfois simplement des escaliers). Nous arrivons au niveau du port minuscule. Il y a un peu plus d’agitation ici, entre les multiples touristes et les loueurs de bateaux ou de kayaks. Peut-être est-ce dû à l’heure plus tardive (il est environ 13h), ou simplement au côté plus touristique de ce dernier village.

Nous remontons sur les hauteurs afin de trouver un endroit plus calme pour manger. Puis, après avoir admiré les belles couleurs de Riomaggiore, nous reprenons le train direction Levanto. Comme hier, nous nous rafraîchissons avec un bon bain de mer. Enfin apéro, pizzas, glaces sur la plage (attention, ce trio va devenir un classique pour le reste des vacances).

Nous en avons encore pris plein les yeux aujourd’hui ! Ces incroyables points de vue se méritent : 10,3km en 4h50 (pauses comprises), et surtout 1200m de dénivelé ! Si avec ça on n’a pas des cuisses et des mollets en béton !

Bilan de ces 2 jours à Cinque Terre

J’ai eu un énorme coup de cœur pour Cinque Terre. La beauté du paysage m’a émue. J’ai ressenti du calme et de la sérénité. Malgré la difficulté des sentiers de randonnée, j’ai pris beaucoup de plaisir à marcher (à grimper surtout !). On avait vraiment l’impression que les panoramas se méritaient, et ça ne les rendait que plus beaux.

J’avais un peu peur que l’endroit soit trop touristique, ce qui est un peu le cas des villages. Mais nous n’avons finalement pas tellement ressenti ce côté, car nous étions souvent seuls sur le chemin de randonnée. En effet, la plupart des gens visite les villages uniquement en train. Or, selon moi, l’intérêt est vraiment sur ces chemins. J’espère y revenir un jour pour découvrir de nouveaux chemins de randonnée. Et maintenant, cap sur Vérone !

2 semaines en Italie – Cinque Terre et la région des lacs

Pour nos vacances d’été 2022, direction l’Italie ! Et plus particulièrement le nord du pays, jolie découverte pour nous deux.

  1. Pourquoi l’Italie et la région des lacs ?
  2. Itinéraire
    1. Jours 1 à 4 : Cinque Terre
    2. Jours 4 et 5 : Vérone
    3. Jours 5 à 7 : lac de Garde
    4. Jour 8 : Bergame
    5. Jours 9 à 12 : lac de Côme
    6. Jours 12 à 15 : lac Majeur et lac d’Orta
  3. Budget
  4. Bilan du séjour

Pourquoi l’Italie et la région des lacs ?

En ce début d’année 2020, on commence à réfléchir aux vacances d’été. Croatie, Grèce, Italie ?

Je connais déjà certaines régions de l’Italie pour y avoir été plusieurs fois (merci Papa&Maman, merci l’option latin au collège !) : Venise, Florence et la Toscane, Rome, la côte amalfitaine, la Sicile,… J’ai à chaque fois beaucoup apprécié ces séjours, que ce soit pour l’architecture, l’histoire, l’ambiance ou la gastronomie.

L’Italie, c’est un peu comme la France : il existe tellement de belles régions, si différentes les unes des autres, qu’on n’en a jamais fait le tour ! Et ça faisait longtemps que l’idée de découvrir la région des lacs me trottait dans la tête (et dans celle de mon chéri)…

J’élabore rapidement un itinéraire : on débute par Venise, puis on loue une voiture pour aller de lacs en lacs, et on termine notre séjour par Florence. On se lance, j’achète les billets d’avion (aussi tôt dans l’année, ça ne coûte pas très cher : 250€ par personne pour le mois d’août avec Air France, c’est correct). Le lendemain, on annonce dans la presse le premier cas de covid en Italie. Vous connaissez la suite…

On abandonne évidemment l’idée pour l’été 2020. On se fait rembourser des billets d’avion (heureusement, on n’avait rien réservé d’autre). On aurait pu partir en 2021, mais la situation était encore trop incertaine. Et voilà 2022, où on peut enfin faire des plans sur plus long terme. On reprend donc notre projet initial, avec quelques ajustements sur le programme.

Itinéraire

Etant donné que nous avons un mariage ❤ à Montpellier au début de nos vacances, nous partirons avec notre voiture. J’ai quand même fait le comparatif avion + location de voiture sur place, mais les prix se sont envolés et ça ne vaut pas le coup.

En comptant les temps de trajet, nous serons 2 semaines sur place. Impossible de tout faire si on veut prendre le temps, il faut choisir entre passer quelques jours à Venise ou bien à Cinque Terre. Même si on a très envie de découvrir Venise ensemble, on se dit que c’est facilement faisable sur un week-end, alors que c’est plus compliqué pour les Cinque Terre.

Afin de bien découvrir les lacs, je vous conseille de passer au moins 2 jours à chaque endroit. Il faut prendre le temps de se balader, de découvrir les jolies petites villes, de se reposer et de se baigner : la Dolce Vita quoi ! Bien évidemment, vous pouvez poser vos valises plus longtemps car il y a une multitude d’activités à faire : randonnées, visites culturelles, activités nautiques, etc. Je détaille tout ça dans les articles sur chaque région.

Voici donc notre itinéraire :

Jours 1 à 4 : Cinque Terre

Gros coup de cœur pour Cinque Terre ! Les paysages sont magnifiques, entre la mer d’un bleu profond, la montagne derrière, les villages aux multiples couleurs. Bien sûr, c’est très instagrammable, mais que je vous rassure : c’est encore plus beau en vrai ! On peut avoir peur du côté très touristique du lieu, mais c’est assez facile de s’en éloigner. J’ai beaucoup aimé les randonnées, difficiles physiquement, mais avec des panoramas à couper le souffle.

Jours 4 et 5 : Vérone

Célèbre ville des amants maudits Roméo et Juliette. Il est toujours agréable de se promener à Vérone, de se perdre dans les petites rues pavées, d’admirer l’architecture qui a traversé les âges (Rome antique, Moyen-Âge, Renaissance). On aime cette ville de l’Amour !

Jours 5 à 7 : lac de Garde

Le lac de Garde est le plus grand d’Italie. Effectivement, j’ai été frappée par l’immensité devant nos yeux. De nombreux panoramas permettent d’apprécier sa beauté. Nous avons beaucoup aimé cet endroit. Les villes touristiques sont animées, mais on trouve de nombreux endroits très calmes. Les sportifs pourront y passer du temps : il y a de nombreuses possibilités dans le coin, entre planche à voile, dériveur, VTT, escalade, parapente, etc.

Jour 8 : Bergame

Petite halte sur la route entre le lac de Garde et le lac de Côme, Bergame se visite facilement en 1 journée. On apprécie particulièrement la ville haute fortifiée.

Jours 9 à 12 : lac de Côme

Le célèbre lac de Côme a la réputation d’être plus chic que ses voisins. Et on comprend pourquoi quand on visite les magnifiques villas qui le bordent, ornées de somptueux jardins (merci le climat doux et humide). Les différents villages sont tous très mignons. Même si on n’a pas croisé George Clooney, j’ai régalé mes yeux des vues sur le lac !

Jours 12 à 15 : lac Majeur et lac d’Orta

Jamais 2 sans 3, voici maintenant le lac Majeur. On y apprécie, ici encore, la beauté des paysages. Les 3 îles Borromées et leurs palais et jardins valent le détour. J’ai beaucoup aimé la tranquillité et l’ambiance familiale ressenties ici. Le Monte Mottarone ravira ceux qui aiment la nature et la randonnée. Nous avons également passé une journée au charmant lac d’Orta.

Pour tous les conseils pratiques concernant l’hébergement, la restauration, le stationnement, les modalités des sites touristiques, etc., rendez-vous sur les articles spécifiques : Cinque Terre Vérone Lac de Garde Lac de Côme Lac Majeur

Budget

Le budget dépend évidemment du type de vacances que vous souhaitez et de la période pendant laquelle vous partez : du mode roots/camping à l’hôtel de luxe, on peut facilement multiplier la note par 4 !

De notre côté, on est partis en pleine période touristique (début août). On a séjourné dans de petits hôtels ou des chambres d’hôtes sans prétention mais agréables. On s’est fait plaisir sur la nourriture et les Spritz, puisqu’on prenait l’apéro tous les soirs et qu’on allait souvent au restaurant (astuce pour un dîner pas cher et hyper agréable, notamment dans la région des Lacs : prendre une pizza à emporter et la manger sur le bord du lac). Par contre, étant donnée la chaleur, on ne mangeait pas grand chose le midi (ou siiii, une bonne glace !!). Au niveau des activités culturelles, nous avons fait quelques musées et visites payantes, et nous avons beaucoup marché (et ça, c’est presque toujours gratuit !).

Notre budget était donc le suivant :

  • Hébergement : 1360€ (en moyenne 90€ la nuit)
  • Restauration : 920€ (en moyenne 30€ par jour et par personne)
  • Tourisme (visites culturelles, bateaux, etc.) : 435€
  • Carburant, péages et parkings : 650€

Soit un total de 3365€ pour 15 jours sur place pour 2 personnes.

Bilan du séjour

J’ai adoré ce voyage à Cinque Terre et dans la région des lacs. C’était un parfait équilibre entre nature et culture, randonnées et repos, calme et agitation touristique. Tout était très beau, j’en garde des images magnifiques. Nous avons également apprécié de pouvoir nous baigner quasiment tous les jours (ça donne une véritable touche « vacances », en plus du rafraichissement par cette chaleur du mois d’août !). Je conseille ces régions les yeux fermées, car il y en a pour tous les goûts. En tout cas, moi j’y retournerais avec plaisir !

Les Gorges de l’Ardèche

Nous quittons maintenant le village perdu de Pourchères et rejoignons la zone la plus touristique de l’Ardèche : la région des gorges.

  1. Vallon-Pont-d’Arc
  2. Descendre les gorges de l’Ardèche en kayak
  3. Les grottes
    1. Grotte Saint-Marcel
    2. Aven d’Orgnac
    3. Grotte Chauvet 2 Ardèche
  4. Dans les alentours de Vallon-Pont-d’Arc
    1. Voguë
    2. Balazuc
    3. Le Château des Roure
    4. Joyeuse et le musée de la châtaigne

Vallon-Pont-d’Arc

Nous voici maintenant, et pour quelques jours, à Vallon-Pont-d’Arc. Lieu touristique de la région, la ville marque le point de départ de la descente des gorges et est célèbre pour… son arc ! (dont je n’ai pas de photo, vous m’en excuserez).

Le centre-ville n’a rien d’exceptionnel, mais il reste agréable de s’y promener en fin de journée par exemple, pour l’ambiance estivale qui y règne.

Où dormir ?

  • Camping Le Camp des Gorges : à quelques minutes du centre de Vallon-Pont-d’Arc, situé sur les bords de la rivière peu après le Pont-d’Arc. On a eu de la chance, on a eu l’emplacement juste à côté de la plage. Jolie vue pendant le petit-déjeuner, non ?

Descendre les gorges de l’Ardèche en kayak

Il existe différents parcours pour la descente des gorges :

  • la minidescente de 6km, entre Vallon-Pont-d’Arc en Chames, qui prend environ 2h
  • la descente moyenne de 12 à 14km, entre Sampzon et Chames
  • la grande descente de 25km, qui prend la journée (5h-5h30 de navigation et 2h de pause), et qui démarre après le Pont-d’Arc pour s’arrêter à Sauze

Sur les conseils du propriétaire du camping, nous choisissons la grande descente : les autres ne sont pas dans les gorges à proprement parlé (donc les paysages sont moins spectaculaires), et ça se fait plutôt bien sur la journée.

Nous voilà donc de bon matin sur les berges de l’Ardèche (8h-8h30, dès l’ouverture du loueur de kayak), motivés et enthousiastes à l’idée de la journée qui nous attend. Nous sommes parmi les premiers à partir, nous allons pouvoir profiter de la tranquillité matinale.

Les débuts sont un peu chaotiques : on a du mal à se synchroniser, le kayak (double) n’avance pas très droit, bref on galère un peu. Malgré tout, le paysage est magnifique et la lumière de ce matin est très agréable.

On descend tranquillement, mais c’est toujours aussi compliqué. On s’applique pourtant, on essaie différentes techniques, rien à faire. Même les familles avec enfants (qui pagaient n’importe comment) nous doublent. On s’arrête même un moment pour regarder un tuto YouTube du style le kayak pour les nuls (alors qu’on en a déjà fait tous les deux) ! La journée va être longue…

A 10h on en a déjà marre. Mais on a commencé, on ne peut pas rebrousser chemin, on est obligés d’aller au bout ! On essaie tout : les 2 pagaient, puis seulement 1, puis on change de place, on réparti le poids différemment, on vérifie que ça ne prenne pas l’eau, etc. Rien à faire, notre kayak est comme ivre sur la rivière, zigzaguant d’une rive à l’autre. Tout le monde nous dépasse, s’arrête faire une pause collation ou baignade, puis nous redépasse (alors qu’on ne s’arrête même pas !!). Bref, la sympathique journée n’est plus si sympathique. On ne se dispute pas, mais l’ambiance n’est pas folichonne non plus. On prend quand même le bon côté des choses en se disant qu’au moins il fait beau. Bon test pour les couples, il parait que cette expérience en a brisé plus d’un !

Attention au dernier rapide, qui se situe à proximité d’un camp de nudistes. Nudistes qui se mettent sur le rocher juste au-dessus du rapide, et en déconcentrent quelques uns à ce moment critique. Si vous chavirez, vous risquez de vous retrouver face aux parties intimes de ces gentils nudistes qui se presseront pour vous aider à vous remettre à l’eau. De loin (on n’est pas des voyeurs) et pendant notre pause déjeuner (la seule l’unique de la journée), on observe les kayak passer cet endroit délicat. Certains s’en sortent bien, d’autres se retrouvent la tête dans l’eau. Nous on ne chavire pas (de justesse !), et ce moment nous fait bien rire !

Ci-contre, le fameux rapide aux nudistes vu d’en haut.

On a l’impression qu’on n’arrivera jamais au bout. Le rendez-vous avec le loueur est à 16h30 à l’arrivée, et ça parait tout juste. On est fatigués, on a mal aux bras et au dos, on a les mains en feu… Quand enfin, à 16h30 tout pile, on aperçoit enfin l’arrivée. On en a tellement marre qu’on décide de s’arrêter sur une berge un peu avant et de porter le kayak. Evidemment, on arrive les derniers, tout le monde nous attend. En même temps, vu qu’on a zigzagué, on a fait au moins le double de kilomètres !

Cette journée restera pour moi « la journée de l’horreur » (on en rit beaucoup maintenant évidemment !). Pénible, physiquement difficile, que de l’effort sans réconfort. On était tellement focalisés sur comment essayer d’avancer correctement qu’on en a oublié de regarder le paysage, pourtant magnifique à cet endroit. Je me suis jurée de ne plus jamais faire de kayak (à moins qu’on puisse faire demi-tour facilement). Mais sinon notre couple ça va, on est toujours ensemble 😉

Afin d’avoir un autre point de vue sur les gorges, il est possible de prendre en voiture la route panoramique. C’est plus cool que le kayak ! Et ça permet de profiter de jolis panoramas.

Les grottes

Les terres ardéchoises sont majoritairement calcaires, et l’eau a creusé au fil du temps de nombreuses galeries, des grottes et des avens. Plusieurs se visitent : nous en avons testé 3.

Quel que soit le site que vous souhaitez visiter, je vous conseille vivement de réserver vos billets en ligne à l’avance, notamment en période touristique. Vous êtes ainsi sûrs de pouvoir entrer, de bénéficier de la visite guidée (obligatoire dans la plupart des sites), et de ne pas faire la queue pour avoir un billet. L’entrée pour certains sites peuvent être inclus dans le Pass Ardèche.

Grotte Saint-Marcel

La grotte Saint-Marcel est classée au Patrimoine national. Elle a été découverte en 1836 par un chasseur. Elle est composée de 58km de galeries entre 30 et 150m de profondeur, dont 500m sont aménagés pour la visite. Les sculptures naturelles et les couleurs sont magnifiques. La salle dite des cathédrales est grandiose. Le clou du spectacle : des bassins éclairés, mis en scène lors d’un son et lumière.

Toutes les infos et réservations sur le site officiel : Grotte Saint-Marcel

Aven d’Orgnac

L’aven d’Orgnac comprend 2 sites : la grotte et la Cité de la Préhistoire. Il est possible de visiter un seul site ou bien les 2.

La Cité de la Préhistoire présente le quotidien des Hommes du paléolithique jusqu’à l’âge du fer. Ce musée est très bien fait, chacun y trouve son compte, grands comme petits, passionnés comme simples curieux.

L’aven n’est pas une grotte à proprement parlé : une grotte est une cavité souterraine horizontale plus ou moins profonde et comportant au moins une partie accessible, tandis qu’un aven est une sorte de gouffre dont l’accès s’ouvre dans le sol sous forme d’un puits. Il se forme par la dissolution des roches calcaires ou par l’effondrement de la voûte. L’aven d’Orgnac est l’un des plus importants d’Europe ; on y trouve notamment la plus grosse stalagmite de France avec ses 24m de haut et 15m de diamètre. Il comporte 20ha de galeries, dont une petite partie se visite. On découvre plusieurs salles, avec chacune d’incroyables formations calcaires.

Infos et réservations : Aven d’Orgnac

Grotte Chauvet 2 Ardèche

La grotte Chauvet est une des grottes les plus célèbres du monde. Découverte en décembre 1994, elle a été classée au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO en 2014. Elle abrite le plus bel ensemble de peintures et de gravures au monde (près de 1000 dessins dont 430 figures animales) et le plus ancien (36000 ans, soit 15000 ans avant Lascaux).

Depuis qu’elle a été découverte, seuls quelques chanceux ont pu y pénétrer. En effet, chaque visite humaine la fragilise et risque de faire disparaître les trésors qu’elle contient. La grotte a donc été reconstituée à quelques kilomètres de l’originale afin que le grand public puisse découvrir la richesse artistique de ce lieu. Cette réplique est incroyablement bien réalisée, et la visite guidée est d’une qualité irréprochable. Par petits groupes de 30 personnes maximum, on suit le parcours naturel de la grotte, reconstituée presque à l’identique (stalactites, draperies, couleurs, obscurité, hygrométrie, etc.). Le guide raconte l’histoire de la grotte (sa découverte, sa conservation) et explique de nombreux panneaux artistiques. C’est passionnant ! Les dessins, notamment d’animaux, sont magnifiques. Beaucoup d’émotions dans ce lieu extraordinaire.

Le site de la grotte Chauvet donne aussi accès à la Galerie de l’Aurignacien, qui présente les modes de vie et l’environnement des hommes et femmes préhistoriques qui ont peint dans la grotte. A l’extérieur, dans le parc, vous trouverez différents ateliers-découverte interactifs sur la vie pendant la Préhistoire (la nourriture, les vêtements, la chasse, etc.).

Si vous voulez profiter au maximum du site, prévoyez environ 3h : 1h pour la grotte, 1h pour la Galerie de l’Aurignacien, 1h pour les autres activités (voir le programme en ligne). Vous trouverez toutes les infos et pourrez réserver votre visite ici : Grotte Chauvet 2

NB : Désolée, je n’ai aucune photo car ce n’est pas autorisé à l’intérieur. Mais vous en trouverez de nombreuses sur le site internet.

Dans les alentours de Vallon-Pont-d’Arc

Voguë

Situé à 25 minutes au nord de Vallon-Pont-d’Arc, Voguë est considéré comme l’un des plus jolis villages de France. Il est classé monument historique en entier. Il est très agréable de se balader dans ses adorables petites ruelles. Le château, situé dans le haut du village, se visite et permet d’avoir une vue sur les toits.

S’il fait chaud, vous pouvez vous rafraîchir dans la rivière : il y a une petite plage à l’entrée du village.

Balazuc

A quelques kilomètres au sud de Voguë, voici Balazuc, répertorié lui aussi parmi les plus beaux villages de France. On aime les petites ruelles et l’ambiance médiévale qui se dégage des lieux.

Le Château des Roure

Situé à Labastide-de-Virac (au sud des gorges), ce château féodal (fin XIVème – début XVème siècle) a une riche histoire, notamment pendant les guerres de religion. Du donjon, on a une vue sur le village et les plateaux ardéchois. Le château était aussi une magnanerie (élevage du vers à soie) : on peut encore voir les vers à soie à différents stades d’évolution. Ne pas manquer les animations, comme l’atelier du forgeron ou la démonstration de l’utilisation du trébuchet (engin de siège médiéval, sorte de catapulte). Visite intéressante et ludique, pour les enfants comme pour les adultes !

Infos et réservation : Château des Roure

Joyeuse et le musée de la châtaigne

Nous profitons d’une petite halte à Joyeuse pour nous promener dans les ruelles de ce village de caractère. Si vous avez une petite faim, arrêtez-vous chez Maison Charaix pour goûter les macarons, spécialité de la ville depuis la fin du XVIème siècle.

Dans le vieux village se trouve Castanea, le musée de la châtaigne, qui est le produit ardéchois par excellence. On y apprend beaucoup de choses sur l’arbre et le fruit, sur la culture, la transformation, etc. Très instructif ! Les infos sont sur ce site : Castanea – Espace découverte de la Châtaigne d’Ardèche

Et voilà, nos vacances en Ardèche touchent à leur fin ! On a beaucoup aimé l’aspect culturel un peu plus important dans cette dernière partie du séjour. Et maintenant, cap sur de nouvelles aventures !

Pourchères et le centre de l’Ardèche

  1. Pourchères
  2. Aubenas
  3. Privas
  4. Ardelaine
  5. Vals-les-Bains
  6. Aux alentours
    1. Serre de Pied de Bœuf
    2. La Ferme de Rouyon
    3. Le Château de Craux

Pourchères

Afin de se reposer et de profiter de la nature, nous avons réservé un gîte à Pourchères pour une semaine. Plutôt un hameau qu’un village, Pourchères est situé en plein cœur de l’Ardèche. La ville la plus proche, Privas, n’est qu’à une dizaine de kilomètres, mais on a l’impression de rouler pendant un long moment (attention, n’oubliez rien en faisant les courses !). Y arriver se mérite : la route est étroite, pentue, et comporte de multiples virages en épingle. Et au bout, le calme et la sérénité.

La route pour arriver au gîte

Le village étant minuscule, on en a vite fait le tour à pieds. Mais il existe de belles balades à faire dans le coin (voir plus loin « Aux alentours »).

Vue depuis le gîte

Où dormir ?

  • Gîte rural Les Acacias : situé sur les hauteurs de Pourchères. Tranquillité assurée, et vue magnifique sur les Monts d’Ardèche. Le petit jardin est idéal pour se poser sur un transat, jouer au mölkky ou faire un barbecue.
  • Les propriétaires sont très sympathiques. Ils sont apiculteurs et nous propose de visiter leur miellerie La Ferme de Faux. Nous donnons même un coup de main pour l’extraction du miel. Super expérience, on a adoré !

Aubenas

Nous découvrons Aubenas un samedi, jour de marché. Et celui-ci est immense : il s’étend dans de nombreuses rues, sur plusieurs places, est très animé et diversifié. On peut aisément trouver notre bonheur et faire le plein de fruits et légumes pour les jours à venir (valable aussi pour le saucisson, le vin, etc.)

Outre le marché, le château vaut le coup d’œil. Il date du XIIème siècle et a été régulièrement modifié. Très bien entretenu, il ne fait pas son âge ! L’intérieur se visite (nous ne l’avons pas fait par manque de temps).

Il est par ailleurs très agréable de se promener dans le centre historique d’Aubenas. A quelques pas de l’agitation du marché, nous découvrons de jolis coins calmes.

Où manger ?

  • Le Salon d’Ann-Sophie : situé sur jolie petite place, ce salon de thé propose de découvrir la gastronomie ardéchoise. Au menu, un échantillon de 5 spécialités. Délicieux, avec mention spéciale pour la soupe de châtaignes.

Privas

Privas étant la ville la plus proche de Pourchères, nous y passons plusieurs fois dans la semaine. Elle n’est pas désagréable, mais ne présente pas un grand intérêt non plus. Puisqu’on y est, on fait quand même le petit parcours historique proposé par l’Office de Tourisme.

La randonnée Les cinq ponts se fait au départ du centre-ville de Privas. En 7 km, 350 m de dénivelé et 2h30, elle est variée : on part du centre-ville, on passe par un quartier résidentiel. On croise des ânes, un ruisseau (bon endroit pour la pause pique-nique). Puis on continue dans la campagne. Joli point de vue sur Privas à un moment.

Ardelaine

Ardelaine est, comme son nom l’indique, une fabrique de laine. L’entreprise effectue elle-même toutes les étapes de la fabrication (sauf une), du mouton jusqu’au pull ou au matelas.

Elle est organisée en SCOP (Société COopérative Participative), c’est-à-dire que les salariés sont aussi associés et majoritaires au capital, et peuvent donc prendre les décisions pour leur entreprise. Elle utilise le savoir-faire français, crée des emplois localement et privilégie la commercialisation en circuit court (le plus souvent sans intermédiaire).

Ardelaine s’est diversifiée, puisqu’elle propose maintenant des visites guidées et des ateliers, sur différents thèmes. Nous participons à la visite Les secrets de la laine, et c’est un employé de la fabrique qui nous sert de guide. Il nous présente différentes races de moutons, nous explique les anciennes méthodes de fabrique de la laine et les techniques actuelles. C’est passionnant !

Prévoyez d’y passer un bon moment. Après la visite, on aurait envie de participer à un atelier (par exemple sur le feutrage de la laine). Il y a aussi un café, une librairie, et bien évidemment le magasin avec tous les articles en laine. Nous ne l’avons pas testé, mais il paraît que le restaurant La Cerise sur le Gâteau est excellent.

Pour en savoir plus sur Ardelaine, c’est ici.

Vals-les-Bains

Aujourd’hui, nous décidons de faire une une activité un peu différente de d’habitude : ce sera accrobranche ! Direction Vals Aventure à Vals-les-Bains.

Nous sommes les premiers sur le parcours, ce qui est confortable : personne devant, peu de monde derrière, donc pas de pression (surtout que c’est une première pour moi). On y passe quelques heures : on fait tous les parcours, plusieurs fois pour certains, et même les plus difficiles. On passe un très bon moment, on s’amuse bien (ok, j’avoue, il y a eu quelques moments de panique… Mais je m’en suis toujours sortie !). Par contre, on rigole moins le lendemain, merci les courbatures dans les bras, les cuisses et les fesses !

Je ne faisais plus la maligne quand ça a été à mon tour…

Après l’accrobranche, nous partons à la découverte de Vals-les-Bains. Cette ville est connue pour être une station thermale ; elle est donc un peu plus touristique que Privas par exemple. On trempe nos pieds dans l’eau, on déguste une bonne glace (bien méritée après les efforts du matin !), on marche le long de la Volane. On monte jusqu’au calvaire pour avoir un joli panorama sur les toits de la ville. Puis on revient au parc de Vals admirer le jaillissement de la source intermittente (mélange d’eau et de gaz carbonique, régulé artificiellement, ne jaillit que toutes les 6h).

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Sur le chemin du retour vers Pourchères, nous nous arrêtons au château de Saint-Michel-de-Boulogne. On ne peut pas y entrer, mais on peut facilement en faire le tour. Ces ruines qui semblent perdues au milieu des montagnes d’Ardèche, ça vaut le détour !

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Aux alentours

Aux alentours

Cette région d’Ardèche offre de nombreuses possibilités de balades et de randonnées. Voici celles que nous avons faites.

Serre de Pied de Bœuf

Au départ du col des Croix de Creysseilles, 11,8 km, 460m de dénivelé, un peu plus de 4h30 pauses comprises

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A part des vaches, on ne croise personne ! On ne peut qu’apprécier ce calme et cette nature qui s’offrent à nous. Un peu après le Serre de Pied de Bœuf, panorama à 360° sur le Mézenc, les Alpes, le Vercors, etc.

Vue depuis le Serre de Pied de Bœuf

La Ferme de Rouyon

Au départ de Laviolle, 12,5 km, 490m de dénivelé, 3h15 de marche, 2h de pause. Descriptif ici

On traverse différents paysages : une forêt de conifères, un hameau, une châtaigneraie, un bord de rivière. On profite d’un panorama incroyable sur la vallée de la Volane. Puis on redescend au bord de celle-ci, et on profite d’une (grande) pause baignade. Sûrement notre randonnée préférée (bah oui, si on a une belle vue et qu’en plus on peut faire trempette…!).

Le Château de Craux

Ce n’est pas une randonnée à proprement parlé (même si on peut sûrement en faire dans le coin), mais on a apprécié cet endroit. On fait le tour du domaine facilement, encore une fois on profite de beaux paysages. Et, non négligeable, on déguste de délicieuses glaces…

Les hauts plateaux ardéchois et la région du lac d’Issarlès

Cap sur la montagne ardéchoise. Ici, la nature est reine, les paysages sont sauvages, verts et vallonnés. Les belles balades ne manquent pas dans cette région qui donne naissance à de nombreuses sources, dont celle de la Loire.

  1. Le-Chambon-sur-Lignon
  2. Arrêt impromptu
  3. Le Lac-d’Issarlès
  4. Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche
    1. Les bords de Loire
    2. Le tour du lac
    3. Le Mont Mézenc
    4. Le Mont Gerbier-de-Jonc
  5. Liens utiles

Le-Chambon-sur-Lignon

Nous quittons Annonay sous la pluie ce mercredi matin, et décidons de faire une halte dans une petite ville avec un musée qui pourra nous abriter en cas de caprice du ciel. Nous jetons notre dévolu sur Le-Chambon-sur-Lignon. Petite entorse au circuit, puisque cette commune se situe en Haute-Loire et non pas en Ardèche.

Nous arrivons sur l’heure de midi, au moment où le marché hebdomadaire se termine. Nous nous dirigeons vers le fameux musée, qui ne rouvre qu’en début d’après-midi. Nous aurons peut-être plus de chance avec l’Office de tourisme : porte close également. La pause-déjeuner est sacrée ici, même en plein mois d’août ! Qu’à cela ne tienne, nous allons marcher le long de la rivière Lignon du Velay en attendant d’avoir un petit creux.

Après le repas, nous retournons au musée qui se nomme Lieu de Mémoire. Il est relativement récent (2013) et très bien aménagé. Il nous permet d’en apprendre plus sur l’histoire du Plateau pendant la Seconde Guerre Mondiale. Et plus particulièrement de découvrir l’intense activité résistante de la région et de rendre hommage aux nombreux Justes ayant aidé des Juifs à se cacher. De nombreuses histoires passionnantes sont racontées via des vidéos, des panneaux explicatifs, des objets d’époque, etc. Je recommande vivement, aux petits comme aux grands, ce Lieu de Mémoire si vous êtes de passage dans le coin.

Arrêt impromptu

Nous reprenons les petites routes de campagne et nous régalons nos yeux des paysages traversés. Au détour d’un virage sur la D274 entre Chaudeyrolles et Les Estables, nous décidons de nous arrêter pour profiter pleinement de ce magnifique point de vue sur le Plateau. A cet endroit se trouve une installation, la mire La Roche Pointue, faisant partie du Partage des Eaux, un parcours artistique de plus de 100 km au cœur du Parc naturel régional des Monts d’Ardèche.

Nous nous laissons porter par les vents et suivons le petit chemin à travers les sapins. Nous croisons tantôt des ruches, tantôt des grenouilles. Au sommet d’un gros caillou, nous profitons d’un très beau panorama sur les plateaux ardéchois, à perte de vue. Cette pause sur la route est une bien jolie surprise.

Le Lac-d’Issarlès

Nous plantons notre tente pour 3 nuits dans cette petite commune touristique située, comme son nom l’indique, autour d’un lac. C’est un endroit agréable pour se reposer et se baigner. C’est également un bon point de départ pour de nombreuses randonnées et balades (voir plus loin le paragraphe Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche).

Le Lac-d’Issarlès étant un des seuls points de baignade du coin, c’est un endroit plutôt touristique en journée. Sur l’une des rives du lac, on trouve quelques commerces et restaurants, ainsi que des loueurs de pédalos et de kayak. Si on veut un peut plus de tranquillité, il vaut mieux se poser sur la rive en face. Par contre, tout se calme une fois le soir venu, et il y a peu d’activités dans les alentours. Nous allons d’ailleurs nous renseigner à ce sujet à l’Office de tourisme de la commune. On nous conseille plusieurs options pour occuper nos soirées.

La première, c’est de participer à une soirée Contes et légendes du plateau ardéchois. Nous nous rendons donc dans la commune voisine d’Issarlès. La soirée a lieu dans une petite salle dans laquelle sont disposées quelques dizaines de chaises en bois. Nous sommes les seuls touristes présents, tous les autres sont des villageois (d’ailleurs étonnés de nous voir ici). Puis 2 ou 3 histoires sont contées, et même interprétées, par des gens du village. Ce n’est pas exceptionnel, mais ça aura eu le mérite de nous divertir le temps d’une soirée, et de nous en apprendre plus sur la région et ses légendes.

La seconde option remporte quand même la palme de la soirée la plus folle ! (ou pas…) On nous recommande le marché nocturne d’été de Coucouron, à quelques kilomètres du Lac-d’Issarlès, avec de petits producteurs locaux. Nous nous mettons en route en fin de journée, en se disant que nous allons y flâner un peu puis manger sur place. Nous rentrons dans le village, qui semble très calme pour une soirée « d’animation ». Puis lorsque nous avançons dans la rue principale, nous découvrons ce qui ressemble plus à une petite fête foraine qu’à un marché nocturne. Soit… En à peine 10 minutes, nous avons fait le tour du village, mais aucune trace du fameux marché. Nous décidons de continuer à chercher, et finissons par tomber dessus, sur un parking à l’entrée du village. Le « marché » est donc un ensemble de 3 ou 4 stands les uns à côté des autres. Du pâté, des fromages et des bijoux faits main. Il n’a également de nocturne que le nom, puisque vers 19h30-20h, tout le monde replie bagage. Une belle arnaque touristique ! Histoire de ne pas être venus pour rien, nous dînons dans un restaurant à côté en nous amusant de la situation. Quand les offices de tourisme nous vendent du rêve…

Où dormir ?

  • Camping municipal Les Bords du Lac : camping avec emplacements et mobil-homes. Accès à une petite plage au bord du lac. Selon la période, la réservation peut être conseillée.

Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche

La nature est le point fort de cette région ! Paradis des randonneurs et des vététistes, il y a aussi de nombreuses balades accessibles aux familles. Je vous présente ici les randonnées que nous avons faites (et aimées !).

Les bords de Loire

Promenade paisible au départ de la commune d’Issarlès. Nous prenons le chemin qui descend en bord de Loire (à droite de La Poste, puis à gauche). De l’autre côté du fleuve (qui n’est encore qu’une petite rivière à cet endroit), c’est le département de la Haute-Loire.

Cette balade est très agréable, calme, nous croisons peu de monde. Les couleurs sont très belles, entre la falaise, la végétation et l’eau. Bref, très reposant !

On peut se baigner, mais ce n’est pas si facile car il y a peu de fond, mais on peut facilement tremper les pieds. Un chemin un peu plus haut nous permet de remonter d’Issarlès (par « Chadeyre »). Tout en haut de la colline, nous profitons d’un joli point de vue.

Il faut prévoir environ 2 heures pour prendre le temps de savourer cette mini-randonnée. Le circuit ici.

Le tour du lac

Comme son nom l’indique, cette petite randonnée fait le tour du lac d’Issarlès en une bonne heure. Elle permet de prendre un peu de distance avec les étroites (et bondées en plein été) plages du lac. A quelques centaines de mètres de la plage principale se trouve un habitat troglodytique. C’est l’ancien logement du garde-pêche, creusé à même à la roche et transformé en minuscule musée.

La balade n’est pas exceptionnelle, mais elle se fait facilement et permet de faire une pause baignade si on le souhaite (dans les endroits autorisés évidemment). L’itinéraire n’est pas très difficile à suivre, mais dans le doute vous le trouverez ici.

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Le Mont Mézenc

Nous partons aujourd’hui à l’assaut du Mont Mézenc ! Après une heure de marche, nous voici à 1753 m d’altitude, avec un joli panorama sur tout le plateau. On profite de cette végétation à perte de vue.

La randonnée de 2 heures que nous avons choisi démarre à la Croix de Boutière (Borée). Après être arrivés sur le mont, nous redescendons jusqu’à la Croix de Peccalta (marquage jaune), puis retour au point de départ par le GR (marquage rouge-blanc).

Je ne peux que vous conseiller cette randonnée, incontournable de la région !

Le Mont Gerbier-de-Jonc

Après la montée au Mézenc, nous nous attaquons à la star du coin : le mont Gerbier-de-Jonc. Il est moins haut que son voisin, mais il est connu car la Loire y prend sa source (point culture : elle va ensuite parcourir 1012 km avant de se jeter dans l’Atlantique). Il est d’ailleurs possible de rejoindre l’endroit exact via le sentier des Sources, dont le départ se situe en face du parking du mont.

L’ascension du mont Gerbier-de-Jonc est à ne pas manquer ! Il faut être en bonne condition physique et avoir de bonnes chaussures, car certains passages sont sportifs (à la montée comme à la descente d’ailleurs). Il faut s’aider tantôt de ses mains, tantôt d’une corde. Mais ces 30 minutes de grimpette valent le coup : à 1551 m d’altitude, on a une vue exceptionnelle sur le Mézenc voisin évidemment, et qui porte jusqu’aux Alpes, aux Cévennes, et à la vallée du Rhône.

Liens utiles

Il existe de très nombreux sites pour préparer son séjour et ses randonnées dans cette région :

Le Nord de l’Ardèche

Les routes sinueuses, le paysage vallonné, le soleil, du vert à perte de vue, et les clochettes des chèvres… Nous sommes bien arrivés en Ardèche, que les vacances commencent !

  1. Immersion en plaine nature
  2. Annonay
  3. Le safari de Peaugres
  4. Lien utile

Immersion en plaine nature

Cette première étape a un goût de pèlerinage pour mon chéri, puisque nous nous arrêtons là où il a passé plusieurs mois il y a quelques années, et d’où il garde de très bons souvenirs. Nous logeons à la Bergerie du Bosc, dans un petit hameau faisant partie de Vanosc.

Au programme de ces premiers jours de vacances : balades et repos. Ici, tout est calme. Parfait pour un peu de lecture.

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Nous faisons plusieurs promenades au départ du Bosc, guidés par la fidèle Gaïa. Le premier jour, nous descendons jusqu’au ruisseau de la Pinsole. Malheureusement, il est presque à sec, impossible de se baigner… Puis nous remontons sur la colline par le moulin. Sur le chemin, nous faisons des découvertes surprenantes !

Lors d’une autre randonnée, nous sommes accompagnés par les deux ânesses du Bosc. Elles nous guident, via un chemin ombragé, jusqu’aux ruines de Planetrieux.

Il y a peu de choses à faire à Vanosc, mais la nature est partout et les balades sont nombreuses. Si vous recherchez une activité culturelle, vous pourrez visiter le musée du car.

Nous remercions Frédérique pour son formidable accueil et pour ses conseils de visites en Ardèche.

Annonay

Annonay est la ville la plus peuplée du département. C’est aussi la capitale de la montgolfière puisque c’est ici que Joseph et Etienne Montgolfier ont fait voler pour la première fois un ballon de toile au-dessus d’un feu de paille et de laine.

La place des Cordeliers est agréable, et le pont Valgelas est très mignon. Vous pouvez faire une balade sympathique dans la vieille ville, empreinte d’Histoire. Même en plein mois d’août, vous ne serez pas embêtés par les touristes !

Un petit marché de producteur à lieu le mercredi et le samedi matin sur la place de la Liberté.

Où manger ?

  • Radicelles (21 rue Montgolfier) : cuisine raffinée, locale et de saison. C’était délicieux, nous avons beaucoup aimé. L’ambiance est très sobre, il y a peu de tables, et le personnel est aux petits oignons. Menu à partir de 22€ le midi et 43€ le soir. Ouvert le midi en semaine et le soir le week-end. Pensez à réserver !
  • Cuisine en scène (4 avenue de l’Europe) : cuisine plus simple (viandes, poissons, burgers, ravioles, etc.) mais très bon également. Environ 15€ le plat.

Où dormir ?

  • Hôtel du Midi (place des Cordeliers) : bel hôtel de type haussmannien, idéalement situé. Les chambres sont spacieuses, bien rénovées tout en gardant le charme de l’ancien. 69€ la nuit en août.

Le safari de Peaugres

A quelques kilomètres d’Annonay, vous pouvez visiter le safari de Peaugres. Ce parc animalier, qui participe à la sauvegarde de plus de 20 espèces protégées ou en voix de disparition, est divisé en deux parties.

D’un côté, le safari à proprement parler : il s’agit d’un itinéraire pour les voitures, qui vous permet de circuler au milieu des ours, éléphants, zèbres, rhinocéros, etc. Sensations garanties ! Vous pouvez réaliser cet itinéraire à n’importe quel moment de la journée et autant de fois que vous le souhaitez. Nous l’avons fait 2 fois : le matin en arrivant puis en repartant dans l’après-midi. C’était intéressant car nous avons vu certains animaux différemment, de plus près par exemple.

De l’autre côté de la route se trouve le parc animalier, qui se visite à pieds, et qui est divisé en plusieurs espaces (une ferme, un souterrain, un enclos Griffes et crocs, etc.). Différentes animations sont proposées tout au long de la journée.

Prévoyez d’y passer une bonne demi-journée si vous ne voulez pas vous presser. Le parc est ouvert tous les jours en été, mais il vaut mieux se renseigner pour le reste de l’année. L’entrée est un peu moins chère si vous réservez via le site web (24€).

Lien utile

Pour tout savoir des activités à faire dans le nord de l’Ardèche (randonnées, musées, vol en montgolfière, etc.), visitez le site de l’Office de tourisme : https://www.ardechegrandair.com/

3 semaines en Ardèche

En cette période troublée pour le tourisme et les voyages, il est compliqué de partir à l’étranger. Ça tombe bien, nous avons la chance de vivre dans un pays magnifique, culturellement riche et très diversifié selon les régions. Si vous êtes plutôt branché nature, pourquoi ne pas aller faire un tour en Ardèche ?

  1. Généralités
  2. Pourquoi l’Ardèche ?
  3. Itinéraire
  4. Ardèche pratique
  5. Bilan du séjour

Généralités

Le département de l’Ardèche (07) doit son nom à la rivière qui le traverse. Sa superficie est de 5 529 km² et il est habité par 318 400 personnes. C’est probablement l’un des départements les plus sauvages de France : la forêt occupe 31% du territoire. C’est aussi un repère pour les passionnés de préhistoire, d’archéologie et de spéléologie grâce aux nombreuses grottes qui s’y trouvent.

Pourquoi l’Ardèche ?

Nous sommes partis aux Etats-Unis en mai 2019 (❤️). Le voyage était merveilleux, et sportif ! Il nous avait pris beaucoup de temps de préparation en amont. Le compte bancaire était également un peu dégarni… Pour les congés d’été, nous avons donc décidé de miser sur des vacances reposantes, au calme et plus improvisées.

Notre choix s’est porté sur l’Ardèche : nous en avions eu de bons retours de la famille et des amis. Pour allier confort et spontanéité, nous avons alterné le camping et la location de gîte. Pour cette dernière solution, pas le choix au mois d’août, il faut anticiper un peu et réserver à l’avance.

Itinéraire

Nos vacances en Ardèche ont duré presque 3 semaines. Le temps passe vite quand on s’amuse…

Nous avons commencé par le nord du département et la région d’Annonay, avant de descendre vers le sud et de passer quelques jours dans la montagne ardéchoise. La semaine suivante a été consacrée à la découverte de la région centrale de l’Ardèche, entre Aubenas et Privas. Nous avons retrouvé les touristes à la fin des vacances dans les célèbres Gorges. Et enfin, nous avons refait une halte à Annonay avant de rentrer.

Retrouvez les détails de chaque région dans l’article consacré :

Ardèche pratique

Si vous avez l’intention de visiter plusieurs sites touristiques (surtout dans le centre et le sud du département), je vous conseille d’acheter le Pass’Ardèche 6 jours. Pour 49€ par personne, vous aurez accès à 38 sites (dans la limite d’une seule entrée par site). C’est intéressant à partir de 4 ou 5 sites visités (par exemple : Grotte Chauvet 2 + Aven d’Orgnac + Château des Roure + Ardelaine = 48,80€).

Pour éviter les files d’attente, pensez à réserver vos visites sur internet. Il est même possible que ce soit maintenant obligatoire pour les sites les plus touristiques afin de juguler l’affluence et permettre le respect des gestes barrières.

Bilan du séjour

Ces vacances en Ardèche ont tenu toutes leurs promesses. Nous voulions du calme, de la tranquillité, de la détente : nous avons été servis pendant une grande partie du séjour. Les paysages étaient très beaux et l’immersion dans la nature nous a fait le plus grand bien. Comme quoi, pas besoin d’aller très loin pour être dépaysé… La culture n’était pas en reste et nous sommes rentrés plus instruits qu’auparavant : entre les musées et les grottes, nous en avons appris beaucoup.

La vie rêvée de Walter Mitty

Walter Mitty est un homme ordinaire. Enfermé dans son quotidien, il partage sa vie entre son travail -en charge des négatifs dans les sous-sols du magazine Life– et sa famille -et plus particulièrement sa mère, dont il prend grand soin. Timide, il n’ose pas aborder celle qui fait battre son cœur. Alors il s’évade et laisse ses pensées vagabonder. S’imagine tantôt super-héros, tantôt séducteur irrésistible. Mais voilà qu’un négatif perdu va bousculer la banalité de sa vie et l’entraîner dans un périple incroyable…

Je ne veux pas trop en dire pour ne pas gâcher votre plaisir lors de la découverte de ce film. Sachez juste que vous allez voyager comme jamais et en prendre plein les yeux…

Avec Ben Stiller acteur et réalisateur, je m’attendais à un film à l’humour facile, à une comédie sans grand intérêt (qui m’aurait quand même fait rire, je suis plutôt bon public). Finalement, comme Franck Dubosc avec Tout le monde debout (que je conseille vivement d’ailleurs !), je me suis retrouvée devant un film tendre, avec une jolie histoire et de belles surprises (et même la petite larme à l’œil). C’est drôle, c’est émouvant, ça donne envie de découvrir le monde et de réaliser ses rêves, bref ça fait un bien fou ! La vie rêvée de Walter Mitty a donc fièrement intégré le top 5 de mes films favoris.

Il n’y a pas de bon film sans bonne musique, la bande originale est donc à écouter sans modération. Elle est parfaite en toutes circonstances : musique d’ambiance, besoin de motivation, pour redonner le sourire quand on est triste, pour garder la pêche quand on est heureux, etc. (Spotify ou Deezer)

La vie rêvée de Walter Mitty est actuellement disponible en VOD sur, entre autres, myTF1, myCanal, Orange. A regarder en version originale sous-titrée évidemment. Vous en connaissez beaucoup, vous, des voyages qui ne coûtent que 3,99€ ?

Sanur

Il est 16h lorsque nous arrivons dans notre hôtel à Sanur. Nous nous enregistrons à la réception, puis on nous conduit devant une grande porte bleue, entourée d’un porche en pierre qui se prolonge par un mur d’enceinte. La porte s’ouvre sur une cour avec une jolie piscine, des transats, une douche extérieure. Sur le côté, un espace abrité avec une cuisine. Puis une porte mène dans une immense chambre, avec un immense lit joliment décoré. La baie vitrée d’un côté donne sur la piscine, et la fenêtre en face donne sur une jolie statue-fontaine en pierre. Enfin, la dernière porte mène à une incroyable salle de bain baignée de lumière en entourée de plantes vertes, qui comprend une grande baignoire (parfaite pour s’y prélasser sans avoir besoin de se recroqueviller) et une douche gigantesque. Comme rien n’est trop beau : c’est rien que pour nous ! Nous nous sentons tels prince et princesse…

Nous ne perdons pas de temps et sautons dans nos maillots de bain, avant d’effectuer quelques brasses dans notre piscine. Puis nous quittons notre espace privé pour rejoindre la piscine de l’hôtel. Elle est très agréable : un joli pont relie le bord à un îlot central sur lequel se trouve une arche. On peut choisir de se prélasser sur l’eau sur des poufs flottants, ou autour dans des baldaquins ou sur des transats. On peut même prendre un verre au comptoir du bar, assis sur des tabourets sous-marins !

Vers 17h, le goûter est proposé au bar de l’hôtel. Nous dégustons nos derniers dadar gulung… C’est donc le ventre un peu plus plein que nous regagnons notre suite, tandis que le soleil se couche. Nous profitons au maximum de ce luxe qui nous est offert.

L’hôtel étant éloigné du centre de Sanur et sa navette ne circulant pas le soir, il faudrait prendre un taxi pour aller dîner à l’extérieur. Pour des raisons pratiques, nous décidons donc de rester manger dans notre hôtel. Et il faut dire que l’ambiance est plutôt romantique le soir. L’atmosphère a beau être très agréable, la nourriture est très décevante. Et très chère par rapport à ce que nous avons connu jusqu’à présent. Tant pis, nous savourons cette dernière soirée de vacances et profitons au maximum de cet instant.

Le lendemain matin, nous avons le privilège de faire un petit plongeon dans notre piscine dès le saut du lit. Après le petit-déjeuner, nous décidons de profiter au maximum de notre suite jusqu’à midi, heure à laquelle nous devons la quitter.

Nous prenons la navette gratuite de l’hôtel, qui nous dépose près de la plage de Sanur. Cette plage, longue et étroite, est entièrement artificielle. Le sable a été ramené du large suite à la destruction de la barrière de corail (qui n’arrêtait donc plus les vagues), il est épais et pas des plus agréables au toucher.

Ce n’est pas si facile de se baigner : la mer se retire très loin à marée basse, il y a peu de profondeur (même en avançant beaucoup, on peine à avoir de l’eau au niveau des cuisses), et il peut y avoir des coraux et des oursins (prévoir des sandales). On distingue au loin des vagues, probablement arrêtées par une digue artificielle. On voit bien ces démarcations sur la vue satellite ci-dessous.

Dans cette zone aménagée, on voit beaucoup de pécheurs à pieds au loin. Equipés de chaussures, pantalon, tee-shirt à manches longues, gilet de sauvetage, gants, foulard, chapeau balinais et canne à pêche, ils avancent en direction du large jusqu’à avoir de l’eau à la taille, et restent des heures à pêcher.

Nous remontons tranquillement la plage. Nous croisons un très beau cerf-volant, probablement rescapé du concours qui a lieu à Sanur tous les étés. Nous nous arrêtons manger dans une petite paillasse en bord de plage, très typique, il n’y a que des locaux. Nous dégustons notre dernier mie goreng. L’un de nous fait une petite sieste à l’ombre pendant que l’autre laisse parler sa créativité. Et une petite baignade pour se réveiller !

Nous allons faire un tour au Sanur Beach Market et effectuons nos derniers achats de souvenirs. Puis, lorsque l’heure est venue, nous reprenons la navette et retournons à l’hôtel.

Si vous restez plus longtemps à Sanur, vous pourrez visiter le musée Le Mayeur, ancienne maison du peintre du même nom, qui vécu à Bali du début des années 30 jusqu’à sa mort en 1958, et qui s’est beaucoup inspiré de la beauté des Balinaises. Vous pourrez aussi faire quelques balades à vélo dans les environs, ou pousser jusqu’à Pulau Serangan au sud, avec sa plage de rêve et son spot de surf.

Malgré le fait que nous ayons rendu les clés de notre chambre, nous avions réussi à négocier une douche pour enlever le sel et le sable suite à notre balade et pour nous changer et nous préparer aux presque 48h de transports avant notre retour à la maison. On nous laisse donc une des salles de massage du spa. Il nous reste alors quelques dizaines de minutes avant le départ à l’aéroport, que nous rentabilisons avec un cocktail d’au revoir à Bali.

Et voilà, le grand départ est arrivé. Notre avion décolle à 23h de Denpasar et atterrit quelques heures plus tard à Séoul. Nous reprenons le deuxième avion aussitôt et arrivons à Paris. Mais il faut encore attendre un peu, et c’est à 19h00 que nous arrivons enfin chez nous. Fatigués, mais tellement heureux des merveilleuses vacances que nous venons de passer. Bali a été pleine de belles surprises, nous a dépaysés, nous a apporté beaucoup de sérénité, et nous a ébloui avec ses paysages à couper le souffle. Tout ça à deux, avec d’exceptionnels moments de partage. Merci Bali !

Dépenses du jour

  • Taxi Sanur-aéroport de Denpasar : 200.000Rp (12€)
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