Cap sur la montagne ardéchoise. Ici, la nature est reine, les paysages sont sauvages, verts et vallonnés. Les belles balades ne manquent pas dans cette région qui donne naissance à de nombreuses sources, dont celle de la Loire.
- Le-Chambon-sur-Lignon
- Arrêt impromptu
- Le Lac-d’Issarlès
- Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche
- Liens utiles
Le-Chambon-sur-Lignon
Nous quittons Annonay sous la pluie ce mercredi matin, et décidons de faire une halte dans une petite ville avec un musée qui pourra nous abriter en cas de caprice du ciel. Nous jetons notre dévolu sur Le-Chambon-sur-Lignon. Petite entorse au circuit, puisque cette commune se situe en Haute-Loire et non pas en Ardèche.
Nous arrivons sur l’heure de midi, au moment où le marché hebdomadaire se termine. Nous nous dirigeons vers le fameux musée, qui ne rouvre qu’en début d’après-midi. Nous aurons peut-être plus de chance avec l’Office de tourisme : porte close également. La pause-déjeuner est sacrée ici, même en plein mois d’août ! Qu’à cela ne tienne, nous allons marcher le long de la rivière Lignon du Velay en attendant d’avoir un petit creux.
Après le repas, nous retournons au musée qui se nomme Lieu de Mémoire. Il est relativement récent (2013) et très bien aménagé. Il nous permet d’en apprendre plus sur l’histoire du Plateau pendant la Seconde Guerre Mondiale. Et plus particulièrement de découvrir l’intense activité résistante de la région et de rendre hommage aux nombreux Justes ayant aidé des Juifs à se cacher. De nombreuses histoires passionnantes sont racontées via des vidéos, des panneaux explicatifs, des objets d’époque, etc. Je recommande vivement, aux petits comme aux grands, ce Lieu de Mémoire si vous êtes de passage dans le coin.
Arrêt impromptu
Nous reprenons les petites routes de campagne et nous régalons nos yeux des paysages traversés. Au détour d’un virage sur la D274 entre Chaudeyrolles et Les Estables, nous décidons de nous arrêter pour profiter pleinement de ce magnifique point de vue sur le Plateau. A cet endroit se trouve une installation, la mire La Roche Pointue, faisant partie du Partage des Eaux, un parcours artistique de plus de 100 km au cœur du Parc naturel régional des Monts d’Ardèche.


Nous nous laissons porter par les vents et suivons le petit chemin à travers les sapins. Nous croisons tantôt des ruches, tantôt des grenouilles. Au sommet d’un gros caillou, nous profitons d’un très beau panorama sur les plateaux ardéchois, à perte de vue. Cette pause sur la route est une bien jolie surprise.


Le Lac-d’Issarlès
Nous plantons notre tente pour 3 nuits dans cette petite commune touristique située, comme son nom l’indique, autour d’un lac. C’est un endroit agréable pour se reposer et se baigner. C’est également un bon point de départ pour de nombreuses randonnées et balades (voir plus loin le paragraphe Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche).
Le Lac-d’Issarlès étant un des seuls points de baignade du coin, c’est un endroit plutôt touristique en journée. Sur l’une des rives du lac, on trouve quelques commerces et restaurants, ainsi que des loueurs de pédalos et de kayak. Si on veut un peut plus de tranquillité, il vaut mieux se poser sur la rive en face. Par contre, tout se calme une fois le soir venu, et il y a peu d’activités dans les alentours. Nous allons d’ailleurs nous renseigner à ce sujet à l’Office de tourisme de la commune. On nous conseille plusieurs options pour occuper nos soirées.
La première, c’est de participer à une soirée Contes et légendes du plateau ardéchois. Nous nous rendons donc dans la commune voisine d’Issarlès. La soirée a lieu dans une petite salle dans laquelle sont disposées quelques dizaines de chaises en bois. Nous sommes les seuls touristes présents, tous les autres sont des villageois (d’ailleurs étonnés de nous voir ici). Puis 2 ou 3 histoires sont contées, et même interprétées, par des gens du village. Ce n’est pas exceptionnel, mais ça aura eu le mérite de nous divertir le temps d’une soirée, et de nous en apprendre plus sur la région et ses légendes.
La seconde option remporte quand même la palme de la soirée la plus folle ! (ou pas…) On nous recommande le marché nocturne d’été de Coucouron, à quelques kilomètres du Lac-d’Issarlès, avec de petits producteurs locaux. Nous nous mettons en route en fin de journée, en se disant que nous allons y flâner un peu puis manger sur place. Nous rentrons dans le village, qui semble très calme pour une soirée « d’animation ». Puis lorsque nous avançons dans la rue principale, nous découvrons ce qui ressemble plus à une petite fête foraine qu’à un marché nocturne. Soit… En à peine 10 minutes, nous avons fait le tour du village, mais aucune trace du fameux marché. Nous décidons de continuer à chercher, et finissons par tomber dessus, sur un parking à l’entrée du village. Le « marché » est donc un ensemble de 3 ou 4 stands les uns à côté des autres. Du pâté, des fromages et des bijoux faits main. Il n’a également de nocturne que le nom, puisque vers 19h30-20h, tout le monde replie bagage. Une belle arnaque touristique ! Histoire de ne pas être venus pour rien, nous dînons dans un restaurant à côté en nous amusant de la situation. Quand les offices de tourisme nous vendent du rêve…
Où dormir ?
- Camping municipal Les Bords du Lac : camping avec emplacements et mobil-homes. Accès à une petite plage au bord du lac. Selon la période, la réservation peut être conseillée.
Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche
La nature est le point fort de cette région ! Paradis des randonneurs et des vététistes, il y a aussi de nombreuses balades accessibles aux familles. Je vous présente ici les randonnées que nous avons faites (et aimées !).
Les bords de Loire
Promenade paisible au départ de la commune d’Issarlès. Nous prenons le chemin qui descend en bord de Loire (à droite de La Poste, puis à gauche). De l’autre côté du fleuve (qui n’est encore qu’une petite rivière à cet endroit), c’est le département de la Haute-Loire.
Cette balade est très agréable, calme, nous croisons peu de monde. Les couleurs sont très belles, entre la falaise, la végétation et l’eau. Bref, très reposant !


On peut se baigner, mais ce n’est pas si facile car il y a peu de fond, mais on peut facilement tremper les pieds. Un chemin un peu plus haut nous permet de remonter d’Issarlès (par « Chadeyre »). Tout en haut de la colline, nous profitons d’un joli point de vue.
Il faut prévoir environ 2 heures pour prendre le temps de savourer cette mini-randonnée. Le circuit ici.


Le tour du lac
Comme son nom l’indique, cette petite randonnée fait le tour du lac d’Issarlès en une bonne heure. Elle permet de prendre un peu de distance avec les étroites (et bondées en plein été) plages du lac. A quelques centaines de mètres de la plage principale se trouve un habitat troglodytique. C’est l’ancien logement du garde-pêche, creusé à même à la roche et transformé en minuscule musée.
La balade n’est pas exceptionnelle, mais elle se fait facilement et permet de faire une pause baignade si on le souhaite (dans les endroits autorisés évidemment). L’itinéraire n’est pas très difficile à suivre, mais dans le doute vous le trouverez ici.

Le Mont Mézenc
Nous partons aujourd’hui à l’assaut du Mont Mézenc ! Après une heure de marche, nous voici à 1753 m d’altitude, avec un joli panorama sur tout le plateau. On profite de cette végétation à perte de vue.



La randonnée de 2 heures que nous avons choisi démarre à la Croix de Boutière (Borée). Après être arrivés sur le mont, nous redescendons jusqu’à la Croix de Peccalta (marquage jaune), puis retour au point de départ par le GR (marquage rouge-blanc).
Je ne peux que vous conseiller cette randonnée, incontournable de la région !
Le Mont Gerbier-de-Jonc
Après la montée au Mézenc, nous nous attaquons à la star du coin : le mont Gerbier-de-Jonc. Il est moins haut que son voisin, mais il est connu car la Loire y prend sa source (point culture : elle va ensuite parcourir 1012 km avant de se jeter dans l’Atlantique). Il est d’ailleurs possible de rejoindre l’endroit exact via le sentier des Sources, dont le départ se situe en face du parking du mont.
L’ascension du mont Gerbier-de-Jonc est à ne pas manquer ! Il faut être en bonne condition physique et avoir de bonnes chaussures, car certains passages sont sportifs (à la montée comme à la descente d’ailleurs). Il faut s’aider tantôt de ses mains, tantôt d’une corde. Mais ces 30 minutes de grimpette valent le coup : à 1551 m d’altitude, on a une vue exceptionnelle sur le Mézenc voisin évidemment, et qui porte jusqu’aux Alpes, aux Cévennes, et à la vallée du Rhône.



Liens utiles
Il existe de très nombreux sites pour préparer son séjour et ses randonnées dans cette région :