Sidemen

Après avoir quitté Gili Air, nous sommes de retour à Bali, et plus précisément à Padangbai, où nous passons juste la nuit. Nous partons en fin de matinée et arrivons à Sidemen vers midi.

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Notre bungalow est déjà prêt, nous pouvons donc y poser nos affaires. L’hôtel est très mignon et très calme : au bord de la rivière, dans une ambiance verdoyante. Les bungalows sont sur pilotis, au milieu des nénuphars. Il y a aussi une piscine.

Armés d’un plan des environs (dessiné à la main, donc approximatif…), nous partons à la découverte de Sidemen et de ses rizières. Nous passons le pont, marchons le long de la route, croisons une école.

Arrivés un peu plus en hauteur, nous avons une superbe vue sur les rizières. Et toujours cette végétation foisonnante. Nous décidons de nous arrêter déjeuner dans un petit warung familial, avec ce panorama plus qu’agréable. Le propriétaire est très gentil et la cuisine très bonne. A la table voisine, des écoliers sont venus déjeuner (en scooter !). Nous profitons de l’authenticité de ce lieu.

Lorsque nous avons terminé, nous reprenons notre balade. Nous suivons les conseils donnés par l’hôtel, qui sont de longer le système d’irrigation des rizières. Nous faisons des rencontres plus ou moins insolites : des épouvantails, des larves de moustiques (beurk), un monsieur qui transporte des tas de briques sur son scooter, un autre qui imite le cri des oiseaux pour les chasser des rizières et les empêcher de tout manger, des écolières qui répètent les chants/chorégraphies populaires sur un pont, des joueurs de foot en plein match, etc. Nous avançons tranquillement, en faisant bien attention à l’endroit où nous mettons les pieds pour ne pas tomber dans le canal. Ce n’est pas très profond, mais ce serait bien suffisant pour être trempé ! Nous avons l’impression d’être seuls dans cette étendue de verdure.

Sur la boucle du retour, nous nous retrouvons derrière une famille de Français et de leur guide. Nous nous apprêtons à prendre un différent chemin à un patte d’oie, mais celui-ci nous appelle et nous fait signe de le suivre. Effectivement, le canal d’irrigation se termine en cul-de-sac. Nous le quittons donc et suivons le groupe quelques instants. Nous ne sommes plus dans les rizières, mais dans l’enceinte d’un ancien hôtel néerlandais très luxueux. La nature a repris ses droits, même s’il reste quelques ruines visibles : l’escalier de l’entrée, la pancarte réception, l’emplacement de la piscine, etc.

La balade se termine et nous retournons à l’hôtel. Il ne faut pas traîner, j’ai rendez-vous pour un massage ! Je me rends donc sous un préau, au bord de la rivière, où me rejoint la masseuse. Je m’installe sur une des tables de massage, ferme les yeux et me laisse bercer par le bruit de l’eau sur les cailloux. La technique de massage balinais n’est pas toujours tendre, elle utilise beaucoup la pression. Mais j’adore, ça me fait un bien fou !

C’est donc entièrement détendue (et bien huilée) que je retrouve mon chéri, qui en a profité pour se faire une séance de sport au bungalow. Nous nous posons un peu, puis nous allons dîner au restaurant de l’hôtel.

Pendant la soirée, l’orage éclate et une bonne pluie s’abat sur Sidemen. Le courant est coupé et revient en quelques dizaines de secondes chez nous… mais pas dans le restaurant voisin. Il semblait pourtant y avoir une bonne ambiance (musique, guirlandes lumineuses, etc.), mais la soirée va s’arrêter prématurément pour eux. La pluie continue toute la nuit. C’est étrange de dormir dans un bungalow sur pilotis et d’entendre les gouttes si près, on a presque l’impression que ça rentre dans la pièce et qu’on va se réveiller les pieds dans l’eau.

Nous nous réveillons le lendemain matin : c’est bon, pas d’inondation ! Plus de pluie, et le ciel est clair. Nous allons pouvoir nous balader tranquillement aujourd’hui (bon, nous emportons quand même les k-ways dans le sac à dos, on ne sait jamais).

Nous décidons de grimper sur la montagne afin de rejoindre le temple Pura Bukit Tegeh et son meru à 11 toits, situé au sommet. Il va falloir avoir de bonnes jambes, mais on est déjà entraînés : après le Kawah Ijen, cette petite montagne ne nous fait pas peur !

Après quelques centaines de mètres sur la route, nous prenons un escalier, et nous voilà sur un chemin. On a l’impression d’être en pleine jungle. Tout est bien vert (résultat des averses régulières, comme celle d’hier soir), et nous sommes seuls sur cette montagne. Nous voyons des lianes, et nous ne pouvons nous empêcher de faire les imbéciles en jouant à Tarzan (c’est très loin d’être convaincant…).

Nous passons devant l’enceinte d’un temple abandonné. Puis, après un virage, nous nous retrouvons face à un superbe panorama : la région de Sidemen et ses rizières. C’est magnifique. Malgré la beauté du paysage, il faut en détacher un peu nos yeux pour pouvoir regarder le chemin. Il ne faudrait pas que l’on dévale la colline en roulé-boulé !

Après une bonne demi-heure de marche, nous arrivons au bout du chemin. Ça grimpait bien… Il faut traverser quelques rues, et nous voilà enfin près du temple. Il reste quand même quelques marches à monter…

Arrivés au milieu de l’escalier, nous sommes interpelés par un vieil homme, qui nous dit qu’il peut nous faire rentrer dans le temple (moyennant quelques billets évidemment). En effet, la porte principale est fermée. En haut des marches, il nous fait donc contourner l’enceinte du temple par la droite et nous montre un petit portillon. Ça y est, nous sommes à l’intérieur (et tous seuls !). Nous slalomons entre les différents petits temples et nous arrivons devant le point de vue. Nous voyons toute la vallée, c’est vraiment sublime. Tout est tapi de vert, entre montagnes et rizières. On passerait bien la journée ici sans se lasser !

Nous redescendons dans le village de Sidemen par le même chemin qu’à l’aller.

Il est l’heure de déjeuner, et nous décidons de nous attabler au Warung Van Bungsil, juste à côté de notre hôtel. L’atmosphère est très agréable : déco artistique, bruit de la rivière, musique de fond. Cerise sur le gâteau : le courant est revenu ! Je commande un plat balinais tandis que mon chéri veut changer et part sur un club sandwich frites. Verdict : c’est fade, sec, les tomates n’ont aucun goût, et il y a une fourmi dans les frites. Notre conseil : il vaut mieux rester sur de la nourriture locale, bien meilleure et bien moins chère !

Il est alors temps de dire au revoir à Sidemen et de nous diriger vers notre ultime destination : Sanur.

Dépenses du jour

  • Taxi Padangbai-Sidemen : 250.000Rp (14€)
  • Massage : 80.000Rp (4,5€)
  • Temple Pura Bukit Tageh : 60.000Rp (3,5€)

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